Le nom du spectacle était A la vie ! et offrait la programmation suivante :
- Beethoven : Egmont, ouverture en fa mineur, opus 84
- Jacques Hétu : Images de la Révolution, opus 44
- Le serment du Jeu de Paume
- La prise de la Bastille
- Le convoi de la royauté
- Marat assassiné
- La fête de l'Être Suprême
- Mahler : Symphonie n°9 en ré majeur
- Andante commodo
- Im tempo eines gemächlichen Ländlers (à vos souhaits ! ^^)
- Rondo - Burleske
- Adagio
Ca a été une découverte totale : même ce morceau de Beethoven, je ne connaissais pas. Je l'ai apprécié, sans plus. Par contre, quand a démarré Images de la Révolution, là, j'ai pris une belle claque dans la figure !
Dixit le programme : " En 1989, l'Orchestre symphonique de Montréal commande Images de la Révolution à Jacques Hétu pour célébrer le bicentenaire de la Révolution française" (pendant qu'en France, une fillette de 10 ans se faisait traumatiser par ses cours d'histoire au primaire sur le sujet, la rendant à jamais allergique à la Révolution française en particulier et à l'Histoire en général — je ne sais pas vous mais nous, qu'est-ce qu'on a bouffé de la Révolution française à cause de ce c** de bicentenaire !!!!). "Hétu interprète donc les événements marquants de cette Révolution et transpose les images {inspirés de tableaux de David et Demachy} avec émotion, comme c'est souvent le cas chez lui, en mêlant habilement lyrisme expressif et rythmique raffinée dans une orchestration somptueuse."
C'est toujours difficile de parler de musique et de son ressenti par rapport à celle-ci. La musique, ça se vit, point. Alors je me contenterai de dire que j'ai a-do-ré (j'aurais pu le mettre en majuscules, tiens) le côté "cinématographique" de cette œuvre. C'est à la fois d'une telle finesse et d'une telle puissance que ça aurait pu être la bande sonore de la Guerre des Etoiles par exemple. Rajoutez un beat là-dessus et vous obtienez du trip hop (que je sur-kiffe ^^) ! La MÉGA classe !
La 9e symphonie de Gustav Mahler a été jouée après la pause. C'était très beau également. Peut être un peu trop riche en détails à mon goût mais vraiment magnifique. Sauf qu'après Images de la Révolution, je ne pouvais qu'être moins séduite.
C'était donc une première rencontre enchanteresse avec l'OSTR. Bien sûr ce sont de très grands professionnels de la musique mais j'ai adoré leur façon de jouer à la fois tout en simplicité, finesse et énergie. Comme à chaque fois, j'ai fermé les yeux par moments pour mieux m'abandonner à la magie de la musique. C'était juste grandiose. L'intensité et les bienfaits d'un orgasme distillés à doses homéopathiques mais continues sur 2h. Pas d'effet "jambes coupées" cela dit.
J'ai vraiment passé un excellent moment. Je suis rentrée avec un grand sourire sur ma face qui refusait de s'arrêter pour aller au lit. Y'a juste un bon concert pour me faire cet effet-là !
Petite note à ceux qui, comme moi avant hier soir, ne connaissent pas la salle Antonio Thompson (que je veux toujours renommer "Omer Simpson" — que voulez-vous, on a de la culture, ou on n'en a pas ! ^^) : ne prenez jamais votre place dans les 3 premiers rangs parce que vous n'y verrez rien (trop bas par rapport à la scène et forcément, la perception du son n'y est pas non plus à son meilleur).
Au moins, je n'ai pas été ennuyée par les voisins : j'étais la seule au premier rang (en plein milieu de la rangée bien sûr). J'ai fait partie des 10 spectateurs ayant moins de 60 ans… Pourquoi il n'y a que les vieux que ça intéresse le classique ? Ca peut être magnifique pourtant !!! Et il n'y a pas de contre-indications ni d'effets secondaires — c'est du vécu — à écouter un CD de hip-hop dans la voiture en rentrant du concert.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Un commentaire ? Quelle chance ! :)